Compte-rendu du panel Distribution et territoires – RIDM 2019

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Les Rencontres internationales du documentaires de Montréal se sont tenues du 14 au 24 novembre 2019. Québec/Canada XR était partenaire de la salle UXdoc et du panel Distribution et territoires du mercredi 20 novembre dernier.

La salle UXdoc présentait 9 oeuvres. Parmi elles: Hotspot de Patricia Bergeron, en première mondiale, à la frontière entre réalité virtuelle et théâtre proposait des séances personnalisées qui vous permettait de vivre les expériences sous un angle de vue différent.

Panel Distribution et territoire

Pas moins de 12 professionnels se sont joints à la discussion sur la distribution: les agrégateurs et agents de vente québécois, ainsi que leurs homologues internationaux ont pu exprimer leurs modes de fonctionnement et discuter des stratégies de ventes propres à leurs territoires, le tout modéré par Marina Serrão, de Bueno Basta Productions. La discussion ayant porté essentiellement sur le film documentaire, nous nous permettrons tout au long de l’article de faire quelques parallèles avec le milieu de la XR.

La distribution des oeuvres semble facilitée quand les formats sont courts et légers: des courts métrages sont alors plus facile à distribuer que des longs métrages. Mais quid des autres oeuvres immersives plus complètes, qui intègrent une scénographie par exemple ? Quelle est la place des intermédiaires parmi les diffuseurs de contenu ?

En effet, apparaissent de plus en plus dans le paysage de l’industrie du cinéma, de la musique ce qu’on appel les agrégateurs de contenu. Mais qui sont-ils ? “C’est l’intermédiaire entre les distributeurs et les plateformes”, répond Jean-Christophe J. Lamontagne de H264. Google Play ou Apple store sont par exemple des compagnies qui ont besoin d’agrégateurs afin d’offrir une gamme plus cohérente de contenus.

“C’est aussi un moyen pour eux de sauver de l’argent”, continue-t-il.

Benjamin Hogue des films du 3 mars ajoute: En mettant à disposition les films sur les plateformes, les agrégateurs voient les datas de consommation. Ils travaillent aussi avec les compagnies pour créer des modèles de “specs”, managent les collections et les revenus. Ils prennent une commission et paient ensuite les ayants-droits. Les modèles d’affaires changent rapidement (notamment avec la VOD – Video On Demand), et ce n’est malheureusement pas parce qu’un film est bon qu’il va pouvoir être diffusé sur Netflix.

Par rapport à des pays comme la France, le Canada a un marché du cinéma relativement petit. Il a été souligné qu’il n’existe par ailleurs que très peu de distributeurs spécialisés en documentaire. À noter également qu’il n’existe pas de distributeurs en XR pour le moment sur notre territoire.

Et au delà des distributeurs physiques, il faut aussi penser à développer une forte stratégie marketing: on mentionne quelques courts métrages documentaires comme DEMAIN ou d’autres de fiction comme Kung Fury qui ont rencontré de gros succès, même s’Ils restent rares. 

Mais comment amener un film vers le public ? Le marketing est de plus en plus important. 

Et dans tous les cas, il ne faut pas attendre que son film soit terminé pour penser sa distribution. Travailler avec des producteurs qui sont déjà en contact avec les festivals, demander des clauses de non-exclusivités, proposer des trailers “not too good” : ce sont autant de conseils qui ont été donné et qui font partie de stratégies pour garantir un meilleur rayonnement des oeuvres. Car de plus en plus, les frontières s’amincissent entre les producteurs et les distributeurs, nous confie Pauline Mazenod, de Windrose.

Une autre idée pourrait être de diffuser dans une salle pendant 2 soirs par exemple, pour créer l’événement et voir les réactions du public. 

Il faut créer des liens avec son audience, et travailler sa découvrabilité. À ce sujet, on a mentionné des exemples sortis de l’extérieur de notre industrie, mais pourtant pertinent: “ Si on tape cacahuète et curcuma sur notre moteur de recherche, le premier résultat à sortir est Ricardo”. Finalement, peu importe la plateforme, ce qui est important c’est de créer les liens vers votre contenu.

Il faut travailler avec les autres producteurs, et penser mutli-plateformes et multi-usages : il faut travailler avec les universités, les laboratoires de résidences comme au Sundance Institute, etc. Les films du 3 mars par exemple ont créé un système qui, pour 5 $ par mois, propose un accès à un catalogue qui rejoint notamment des universités, des bibliothèques…  On se demande alors : à quand un distributeur spécialisé dans la XR, alerte de toutes ces évolutions de l’industrie du cinéma, des jeux, des arts ?

Participant.e.s

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